• ÉVÉNEMENTS RÉCENTS QUI ONT MARQUÉS LA SÉCURITÉ DE NOTRE SYSTÈME DE SANTÉ :

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L'ASSOCIATION MÉDICALE CANADIENNE.

L'Association médicale canadienne donne son appui à un système de santé parallèle privé.

Une majorité des délégués à l'assemblée annuelle de cette association a décidé que les patients devraient pouvoir avoir recours à une assurance-maladie privée, s'ils ne parviennent pas à se faire soigner assez rapidement dans le système public. C'est une totale volte-face pour l'influent organisme qui a toujours appuyé fermement le système public de santé. Mais certains médecins estiment que l'assurance-maladie ne fonctionne plus et que les patients souffrent à cause des listes d'attente. Selon eux, les patients devraient donc avoir le choix de se tourner vers l'assurance privée.  Ceux qui s'y opposent font valoir que des milliers de Canadiens ne pourraient se payer une assurance privée, ou n'y seraient pas admissibles.    

Donc, deux visions à décortiquer.

1. À cause des listes d’attentes, les Canadiens devraient se tourner vers l’assurance privée.  Est-ce à dire que ceux qui pourront se payer une assurance privée passeront devant les autres dans nos hôpitaux, comme à l’urgence ou à la salle d’opération? Drôle de dilemme ne trouvez-vous pas?  Il faut pendre conscience que le phénomène social de la  syndicalisation des années 70-80 est en voie de disparition face à la mondialisation, qui les écrase lentement mais sûrement.                 

Regardons la situation des employées de Wal-Mart et de ceux qui sont au salaire minimum? Posons la même question à ceux qui gagnent 50 000 $ et plus par année? Qu’est-ce qui arrive à ceux qui travaillent et gagnent moins de 15 $ de l’heure, ce qui fait environ 24 500 $ net par année? Ici, nous pouvons entre autres, parler des caissières et caissiers qui encaissent vos paies à la banque. Ils ne gagnent pas 14 $ de l’heure derrière leur comptoir,  pourtant, ces banques font des centaines de millions de profits par trimestre, voire des milliards par années.

2. De plus, il y a un phénomène socio-économique qui a fait son apparition dans le monde du travail. Mais il est important de dire, que les primes d’assurance-maladie privées ne sont pas basées, sur le salaire des personnes, mais sur un prix fixe qui respecte une seule chose, les profits des assureurs.  Alors, qu'est-ce qui se passe avec les personnes qui voient leurs salaires diminués? Exemple: les téléphonistes de Bell Canada, celles qui répondaient au 411. Des personnes qui sont passées de 16 $ à 8 $ de l’heure. Puis, quelque temps après, les techniciens employés de Vidéotron ont été licenciés pour être engagés par une autre compagnie « Avantage », fondée par la même compagnie Vidéotron avec 25% de salaire en moins.

La chaîne Métro qui a fermé ses épiceries pour en ouvrir de nouvelles, mais sous franchises avec des salaires de 8 $ de l’heure. Ces personnes ont consacré leur vie à cet employeur. Après quinze ou vingt ans de loyaux services, comme récompense, ils voient leurs salaires coupés de moitié.  Comment pourront-ils continuer à payer leur assurance-maladie privée?

Surtout, n’oublions pas que pendant ces quinze ou vingt dernières années, ils ont payé leurs primes d’assurance-maladie collectives et, au moment où il ne leur est plus possible de payer, leurs protections tombent. L’argent qu’ils ont payé disparaît à tout jamais. Un dernier exemple, qui c’est produit en août 2005, le chantage de la compagnie Olymel envers ses employées : Vous acceptez une diminution  de salaire de 20% sinon nous fermerons l’usine. Ces personnes ont certainement une hypothèque ou un loyer à payer, en plus de continuer à faire vivre leur famille.  Si nous perdons notre système d’assurance-maladie, est-ce que ces familles pourront encore payer leurs primes d’assurance? N’oublions pas, au risque de nous répéter, que tous les argents versés seront, malgré les sacrifices, vains, sans avenues, et surtout perdus à tout jamais au profit des compagnies d’assurance-maladie privées.

Dans cette même perspective

2. Examinons ensemble, la situation de ceux et celles qui perdent leur emploi. Qu’arrive-t-il à ceux et celles qui, du jour au lendemain, se retrouvent au chômage, parce que la multinationale qui les employait a décidé de fermer son entreprise au Canada pour aller s’installer dans un pays où les salaires sont misérables?   Où se retrouvent ces personnes dans la liste d’attente de notre système de santé? Vous pourriez, s’il vous plaît, répondre sur ce site ?

Mais, il y a un point que nous pouvons relever dans l’article de la presse canadienne reproduite par le Devoir, mentionné plus haut. C'est une totale volte-face pour l'influent organisme, qui a toujours appuyé fermement le système public de santé. L'Association médicale canadienne aussi influente que peut être cet organisme,  ne pouvait pas prendre à sa charge cette prise de position, face à l’opinion publique canadienne.  Il a donc attendu ce jugement de la Cour suprême pour enfin dévoiler les véritables ambitions de ses membres.


 

 
 
 
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