LE JUGEMENT CHAOULLI

 
 

 

LE JUGEMENT CHAOULLI sur les assurances privées ????

C'est en profitant du jugement dans la cause Chaoulli, rendu par la Cour Suprême, qui ouvre la porte à l'assurance privée, que les médecins ont pu enfin passer leurs intérêts avant ceux de la collectivité canadienne. Il faut regarder tout ce qui entoure ce jugement pour en comprendre toute la portée face à la sécurité de notre système de santé publique.
Ha! Nous oublions. Où dix médecins qui gagnent 275,000 $ chacun par année voudraient bien investir? Dans un hôpital privé, peut-être? Au nombre de médecins qui peuvent investir dans une entreprise de santé, combien en restera-t-il dans le secteur public?

  • Nous avons vu dans le premier point que tous seront incapables de se payer une assurance maladie privée, mais il y a ceux qui ne seront pas admissibles. Comme ceux qui ont déjà une maladie grave où ceux et celles qui ont eu p.ex. un cancer et qui sont guéris. Exemple : les femmes qui ont eu un cancer du sein ne seront pas admissibles. Ha oui! Monsieur, vous faites du diabète. C'est triste, mais vous repasserez dans une vie future, pour être admissible à l'assurance privée. Pour le moment, allez, prenez place, dans la liste d'attente, au public.
  • Pire encore : Tous les enfants qui ont ou seront atteints d'un cancer ou d'une maladie grave, comme le diabète juvénile seront À TOUT JAMAIS exclus comme client par les assurances privées.
  • Le traité de libre-échange avec les États-Unis et le Canada ???? À ce niveau, il y a vraiment eu une conspiration du monde de l'information. Nous n'avons qu'à regarder le nombre de reportages sur les systèmes de santé des pays européens qui nous ont été présentés. Ces comparaisons inutiles faussent tout le débat provoqué par ce jugement, par le fait que nous ne sommes pas assujettis à un traité de libre-échange avec aucun de ces pays européens. Mais, nous en avons un avec les États unis. Leurs compagnies, d'assurances qui sont à l'affût du marché québécois et canadien, vont s'en donner à cœur joie. Sans compter les investisseurs étrangers qui se préparent à acheter des cliniques de radiologie pour en faire des chaînes comme les Wall Mart ou encore les Sears de la radiologie.

Surtout, n'oublions pas que pendant ces quinze ou vingt dernières années, ils ont payé leurs primes et, au moment où il ne leur est plus possible de payer, leurs protections tombent. L'argent qu'ils ont payé disparaît à tout jamais. Un dernier exemple, qui vient de se produire en août 2005, le chantage de la compagnie Olymel envers ses employées : Vous acceptez une diminution de salaire de 20% sinon nous fermerons l'usine. Ces personnes ont certainement une hypothèque ou un loyer à payer, en plus de continuer à faire vivre leur famille. Si nous perdons notre système d'assurance maladie, est-ce que ces familles pourront encore payer leurs primes d'assurances? N'oublions pas, au risque de se répéter, que tous les argents versés seront, malgré les sacrifices, vains, sans avenues, et surtout perdus à tout jamais au profit des compagnies d'assurances-maladie privées.
Nous avons, au Québec, combien de radiologistes? De ce nombre, combien travaillent dans des cliniques privées et combien, ils en en restent dans les urgences de nos hôpitaux? Une semaine et moins pour passer une radiographie dans une clinique privée et trois mois et plus pour passer la même radiographie à l'hôpital.


 

 
 
 
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